LE PROJET

Le programme d’éducation artistique du Paris Mozart Orchestra pour la saison 2014 / 2015 est un mélologue, pièce musicale mêlant littérature et peinture :

ORFEO

d’après Les Métamorphoses d’Ovide

Musique : Silvia Colasanti
Récitante : Suliane Brahim

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Orfeo de Silvia Colasanti est un mélologue, pièce pour récitant et ensemble, composé en 2009 d’après les livres X et XI des Métamorphoses d’Ovide.

L’histoire d’Orphée nous émeut car elle conte l’histoire d’un échec, celui de concilier les deux forces mystérieuses et primordiales de l’existence humaine – l’amour et la mort. Orphée est un héros moderne, humain et fragile, qui ne sait résister à sa passion. Le mythe explore aussi des thèmes chers aux hommes à travers les siècles : la brièveté de la vie et l’éternité de l’art ; le pouvoir de la musique face à la douleur ; le lien extraordinaire unissant l’homme et la nature. Avec en toile de fond le film hypnotisant d’Axel Arno, Orfeo est un programme intense et introspectif, alliant mythologie, poésie, musique et images envoûtantes de paysages méditerranéens gorgés de lumière.

Créée le 10 novembre 2009 à la Aula Magna Universita La Sapienza de Rome, cette pièce pour 10 instrumentistes et récitant est une commande de l’Instituzione Universitaria dei Concerti. La traduction française et l’adaptation de l’œuvre ont été confiées à Myriam Tanant sur commande du Paris Mozart Orchestra.

Co-création

Le Paris Mozart Orchestra souhaite faire participer activement à ce projet les élèves des collèges et lycées partenaires en leur confiant la conception et la réalisation de visuels qui illustreront le texte et la musique et qui seront projetés pendant l’interprétation de l’œuvre. Accompagnés et encadrés par leurs professeurs, les élèves effectueront un travail de création numérique qui proposera des photos, tableaux ou vidéos en lien avec le thème de la métamorphose et du mythe d’Orphée.

Les élèves ont également la possibilité de participer au projet en préparent un ou plusieurs chants chorals, qui pourront être interprétés le jour du concert accompagnés par les musiciens du Paris Mozart Orchestra.

Ces chants peuvent être extraits de l’Orfeo de Monteverdi, d’Orphée de Gluck ou encore d’Orphée aux enfers d’Offenbach. Cependant, chaque équipe pédagogique est libre de choisir les chants à interpréter .

Enfin, un travail d’écriture autour des Six Epigraphes antiques de Debussy (interprétés en première partie du concert) pourra également être mené par les élèves et leurs professeurs. Le PMO propose à ces derniers de rédiger leur propre épigraphe pour chacune des six pièces composant l’œuvre. Il s’agit donc d’imaginer une ou deux phrases en vers ou en prose qui seront lues par le récitant avant l’interprétation de chaque pièce par l’orchestre.

Télécharger le dossier pédagogique

 

LES ETABLISSEMENTS PARTENAIRES

 

  • Académie de Versailles

Collège Gassicourt, Mantes la Jolie (78)

Collège Pasteur, Mantes la Jolie (78)

Collège  Montaigne, Goussainville (95)

Lycée René Cassin, Arpajon (91)

Lycée Robert Doisneau, Corbeil-Essonnes (91)

  • Académie de Créteil

Collège Louis Braille, Esbly (77)

Collège Stéphane Hessel, Saint-Germain sur Morin (77)

Collège Victor Schoelcher, Torcy (77)

Collège Pablo Neruda, Pierrefitte sur Seine (93)

Collège Lavoisier, Pantin (93)

Lycée Jean Vilar, Meaux (77)

Lycée Suger, Saint-Denis (93)

Lycée Henri Wallon, Aubervilliers (93)

Lycée Condorcet, Montreuil (93)

 

SILVIA COLASANTI – Compositrice

Silvia Colasanti

Silvia Colasanti se forme au Conservatoire de Santa Cecilia à Rome avec Luciano Pelosi et Gian Paolo Chiti. Elle se perfectionne par la suite avec Fabio Vacchi, Wolfgang Rihm, Pascal Dusapin et AzioCorghi.

Elle remporte de nombreux concours (Forum des Jeunes Compositeurs Tactus à Bruxelles, Concours de Composition Zeitklang, le Concours International de Composition « Musik Fabrik No » à Vienne, le Concours « Lopes Graça » à Lisbonne) et reçoit du président de la République le prestigieux prix « Goffredo Petrassi ».

En août 2007, elle est en résidence à la Fondation Civitella Ranieri à New York et en 2010 le prix Nino Carloni lui est décerné, dans la catégorie « Jeunes compositeurs ».

En juillet 2013, elle remporte l’European Composer Award pour sa composition Responsorium, interprétée en création mondiale, par l’Orchestra GiovanileItaliana sous la direction de Pascal Rophé le 7 août 2013.

Ses compositions sont jouées par les plus grands orchestres (Orchestre National de Belgique, Orchestre Verdi de Milan, Orquestra Metropolitana de Lisbonne, Orchestre Nazionale Rai de Turin, Orchestre della Toscana, Orchestre Maggio Musicale Fiorentino à Florence …), dans des salles et festivals prestigieux, aussi bien en Italie qu’à l’étranger (Accademia Nazionale di Santa Cecilia à Rome, Théâtre des Champs-Élysées, Konzerthaus à Berlin, Festival Pablo Casals à Prades, Biennale Musica à Venise, SettembreMusica à Turin, Kuhmon Kamarimusiikki Festival en Finlande, Milano Musica Festival, le Merle Blanc Music Festival à Leiden, l’Accademia Musicale Chigiana à Sienne…).

Le CIDIM et l’Orchestre Maggio Musicale Fiorentino lui commandèrent l’opéra Il sole, di chi è ?sur un texte de Roberto Piumini. Il fut créé en Mars 2009 au Teatro Ponchielli de Crémone, sous la direction de Francesco Frongia et repris au cours de la saison 2009-2010 par un grand nombre d’institutions italiennes prestigieuses.

Silvia Colasanti travaille actuellement sur l’opéra Faust Tragedia soggettiva in musica, basé sur un texte de Pessoa, pour l’Accademia Musicale Chigiana à Sienne, sur un concerto pour violoncelle pour David Geringas, sur une nouvelle œuvre pour orchestre à cordes, sur un opéra lyrique commandé par l’Orchestre Maggio Musicale Fiorentino et sur la sortie d’un CD pour le label Dynamic.

 

SULIANE BRAHIM – Récitante

Suliane Brahim

Parallèlement à des études à l’Institut des Langues Orientales de Paris, Suliane Brahim joue en 1996 Le Fusil de chasse de Yasushi Inoué à la Comédie de Saint-Étienne dans une mise en scène de Martine Logier. Elle intègre l’ENSATT en 1998 où elle travaille notamment auprès de Jerzy Klesyk qui la dirigera dans Les Possibilités d’Howard Barker mis en scène en 2000 au Théâtre de la Tempête. La même année, elle interprète le rôle de Marie dans Le Retour au désert de Bernard-Marie Koltès, sous la direction de Thierry de Peretti au Théâtre de la Bastille. En 2003, elle joue Angélique dans la mise en scène du Malade imaginaire de Molière par Philippe Adrien. Par la suite, elle travaille, à plusieurs reprises, sous la direction de Jeanne Champagne, Henry Ronse et Jacques Kraemer. En 2007, elle joue dans Le Gars de Marina Tsvetaeva, spectacle mis en scène par Vladimir Pankov au Centre de Meyerhold de Moscou puis, en janvier 2009, dans Jean la Chance de Bertolt Brecht au Théâtre de la Bastille mis en scène par François Orsoni. Au cinéma, elle a travaillé sous la direction de Yann Piquer dans Le Voyage en Inde et de Claire Devers dans Les Marins perdus.

Suliane Brahim est pensionnaire de la Comédie-Française depuis le 7 mai 2009. Elle interprète notamment Gennaro dans Lucrèce Borgia de Hugo mis en scène par Denis Podalydès, Hermia dans Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare et Elle dans La Maladie de la mort de Duras mis en scène par Muriel Mayette-Holtz.

Suliane Brahim a également incarné Elvire dans Dom Juan de Molière mis en scène par Jean-Pierre Vincent, Solvejg, une fille du désert, un Troll dans Peer Gynt d’Ibsen mis en scène par Éric Ruf, la rose, la fleur à trois pétales, l’écho dans Le Petit Prince de Saint-Exupéry mis en scène par Aurélien Recoing, Lisette dans Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux mis en scène par GalinStoev. Enfin, elle a joué Rosette dans On ne badine pas avec l’amour de Musset mis en scène par Yves Beaunes ne, Maria dans La Maladie de la famille M. de Fausto Paravidino mise en scène par l’auteur, Cléone dans Andromaque de Racine mise en scène par Muriel Mayette-Holtz, Élise dans L’Avare de Molière mis en scène par Catherine Hiegel, Isabelle dans L’Illusion comique de Corneille mise en scène par GalinStoev, Amelia Recchia et Rose Intrugli dans La Grande Magie d’Eduardo De Filippo mise en scène par Dan Jemmett, Élikia dans Le bruit des os qui craquent de Suzanne Lebeau et Violette dans Burn baby burn de Carine Lacroix mis en scène par Anne-Laure Liégeois.