Saison 18/19 Résidences Artistiques

09/10/2018

 

Cette saison, le PMO est très heureux d’accueillir deux artistes en résidence pour la saison 18/19.

 

La compositrice Graciane Finzi.

Son travail et ses oeuvres seront mis en avant tout au long de l’année lors des concerts du PMO, des Après-midis Musicaux de la Salle Rossini à Paris et des masterclass de direction d’orchestre de Claire Gibault. Née dans une famille de musiciens, Graciane Finzi entre, après des études au conservatoire de Casablanca, sa ville natale, au CNSMDP – où elle obtient de nombreux prix dont ceux d’harmonie, contrepoint, fugue et composition – avant d’y être nommée professeur en 1979. En 1982 elle obtient le Grand Prix de la Promotion Symphonique de la SACEM, en 1989 le Prix Georges Enesco, et son opéra Pauvre Assassin est couronné du Prix de la SACD en 1992. En 2001 elle se voit décerner le Grand Prix de la SACEM pour l’ensemble de son œuvre ; en 2006 l’Institut de France lui attribue le Prix Chartier ; en 2013 la SACD lui décerne le Prix Musique. Compositeur en résidence à l’Orchestre National de Lille de 2001 à 2003, elle a été compositeur invité du Festival Européen des Jeunes Talents qui a eu lieu aux Archives Nationales à Paris en juillet 2013.

 

Le répertoire de Graciane Finzi se compose d’une centaine d’œuvres et de sept opéras. Graciane Finzi utilise les instruments, qu’il s’agisse de masses orchestrales ou de solistes, en tenant compte de leur individualité, puis les unit par groupes juxtaposés dont chacun possède son propre dynamisme, ses pulsions, sa couleur, son rythme de vie, multipliant ainsi les parties réelles. La multiplicité des couches sonores va s’organiser pour former des harmonies géantes et des couleurs insoupçonnées. Dans un langage moderne qui utilise des progressions harmoniques et chromatiques hors de la tonalité, elle établit des pôles d’attraction entre les notes. Après avoir composé Scénographies d’Edward Hopper pour le PMO en 2013, Graciane Finzi vient d’écrire le mélologue Des champs et des villes : héros, héroïnes, oeuvre spécialement conçue pour l’édition 18/19 d’Un Orchestre dans mon Bahut.

 

La pianiste Marie-Ange Nguci.

Découverte à l’occasion de la sortie de son splendide album paru chez Mirare la saison dernière, la jeune pianiste virtuose Marie-Ange Nguci accompagnera le PMO tout au long de la saison. Pianiste précoce, Marie-Ange Nguci a obtenu son Master de piano avec la mention Très Bien à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) en 2014, à l’âge de 16 ans, avant d’y recevoir le Diplôme d’Artiste Interprète en juin 2016. 

 

Sans cesse curieuse aussi bien musicalement qu’intellectuellement, elle poursuit actuellement ses études en Doctorat d’Interprète de la Musique, ainsi qu’en Master d’Analyse musicale et Musicologie, au CNSMDP et à l’Université de Paris-Sorbonne. Une année passée à l’Universität für Musik und Darstellende Kunst de Vienne lui permet d’étudier la direction d’orchestre. Elle est par ailleurs titulaire du Prix d’Ondes Martenot, ainsi que du Master de Pédagogie-Piano et du Certificat d’Aptitude de Professeur, décernés par le CNSMDP. 

 

Le talent de Marie-Ange a été reconnu dès son premier concours, lorsqu’elle obtient le Premier Prix du Concours International de Lagny-sur-Marne en 2011. En août 2015, elle remporte à New York le Premier Prix du MacKenzie Awards International Piano Competition. Son répertoire est très large, s’étendant des baroques, classiques et romantiques, jusqu’aux grandes œuvres de la musique contemporaine. Particulièrement attentive à la musique de notre temps, Marie-Ange a travaillé auprès de compositeurs tels que Thierry Escaich, Bruno Mantovani, Graciane Finzi, Pascal Zavaro ou Alain Abbott, pour préparer l’interprétation de leurs œuvres.