Claire Gibault et le PMO en terre sarthoise

04/10/2018

Née au Mans, Claire Gibault ne manque jamais l’occasion de revenir dans la ville de son enfance, surtout quand il s’agit d’aller d’école en école pour transmettre le goût de la musique. A l’occasion des Automnales du Mans (29 septembre-7 octobre 2018), c’est dans quatre écoles de la Sarthe (Ecole Trompe Souris à Saint-Georges-du-Bois, Ecole Paul Cézanne à Mulsanne, Ecole de Saint-Corneille, Ecole Louis Pergaud du Mans) qu’elle a effectué des déplacements, en proposant pendant environ une heure une présentation d’œuvres de Mozart et de son métier de cheffe d’orchestre (voir article du Maine Libre).

 

Devant un parterre d’enfants curieux, où flottait un brin d’innocence, les questionnements fleurissent : « Pourquoi il est mort Mozart ? », « Et sa sœur, elle est toujours en vie ? », « C’est difficile d’être cheffe d’orchestre ? », « Vous aimez la musique ? ». De la maternelle à la primaire, les enfants ont fait part à Claire Gibault d’interrogations toutes plus insolites les unes que les autres.

 

Ces rencontres pédagogiques se déroulaient quelques jours avant un concert auquel les élèves étaient tous conviés. Un concert qui s’est tenu dans le cadre des Automnales du Mans au Théâtre des Quinconces du Mans le 4 octobre. Près de 800 enfants sont venus avec leurs enseignants garnir les sièges de la salle pour découvrir, écouter et applaudir chaleureusement les musiciens du Paris Mozart Orchestra pendant une heure.

 

Au programme de ce concert, le Concerto pour piano n°20 en ré mineur de Mozart. Au cours de cette représentation, Claire Gibault a invité tous les enfants dans la salle à diriger avec elle, à claquer des doigts en rythme sur la musique, et à faire la connaissance de quelques musiciens de l’orchestre venus sur le devant de la scène présenter leurs instruments (basson, cor et contrebasse).

 

 

Les petits sarthois ont également chanté collégialement – sur les premières notes du deuxième mouvement du Concerto – des paroles spécialement écrites pour l’occasion. Les enfants s’en sont donnés à cœur joie sur ce passage entêtant interprété par la jeune et très talentueuse pianiste, Marie-Ange Nguci (voir article du Maine Libre) auréolée du premier prix du MacKenzie Awards International Piano Competition en 2015. De quoi éveiller à l’avenir de nouvelles vocations parmi ces néo-spectateurs ?